«Seules les femmes plus ou moins bornées savent ruser et s’en servent. Faute d’une intelligence directe, elles agissent au moyen de la ruse sur les ressorts de leur petite vie quotidienne; elles tissent, comme une dentelle, leur politique domestique, sans remarquer comment les grandes lignes de la vie s’organisent autour d’elles, où elles se dirigent et où elles se rejoignent. La ruse est comme une petite pièce de monnaie qui ne permet pas d’acheter beaucoup. Tout comme un petit sou peut faire vivre une heure ou deux, la ruse permet tout juste de petites cachotteries, de petites tromperies, des victoires de petite envergure, mais elle ne saurait embrasser du regard l’horizon, ni lier le début et la fin d’un événement capital, essentiel. La ruse est myope: elle ne voit pas plus loin que son nez. Voici pourquoi elle tombe souvent dans le piège qu’elle tend aux autres.» — Ivan Gontcharov, […]
Comment nous devenons des objets
La tragédie de Crans-Montana est plus qu’un fait divers, c’est un fait de société. Mais ce fait de société lui-même est le symptôme d’une dérive bien plus large. Elle nous invite tous à réfléchir sur nous-mêmes.

