Alexandre Douguine, le philosophe à la barbe hirsute, mériterait d’être président de la Russie, ou tout au moins son ministre des Affaires étrangères. Ceci n’est pas une blague, mais un compliment de l’économiste Paul Craig Roberts, connu dans le passé comme le grand maître de la politique économique de Ronald Reagan et devenu au fil des ans l’un des publicistes les plus corrosifs de la sphère académique étatsunienne, notamment au sujet de la politique de Washington à l’égard de la Russie. Dans une de ses récentes chroniques, Roberts encense Douguine pour oser critiquer la politique trop accommodante de Poutine à l’égard de l’Occident. En résumé, le maître du Kremlin ne répond pas de manière adéquate aux provocations otaniennes et donne ainsi de la Russie une image de faiblesse, qui encourage l’Occident à l’humilier et à franchir l’une après l’autre les lignes rouges tracées par le Kremlin. Par son manque de […]
2015-2025: le chamboulement et la permanence
Avant-propos à la Chronique de la décennie 2015-2025, sélection de textes des dix premières années de l’Antipresse. Depuis le 6 décembre 2015, il ne s’est pas passé une semaine sans que l’Antipresse ne livre son grain de sel sur la course du monde. Avec le temps, malgré la succession des contributeurs et la variété des thèmes, une voix particulière a fini par s’imposer. Une voix ou une voie: tour à tour chemin de traverse ou grand-route, souvent en opposition radicale avec le consensus médiatique. Parfois aussi, selon les circonstances, en accord momentané avec lui. Car nous n’étions pas guidés par nos idées a priori, mais par le souci de dire le vrai. Franchise Or il n’y a pas moyen de dire la vérité des choses en n’étant pas franc soi-même, dans les deux sens du mot: libre et sincère. Les analyses les plus détachées sont pour partie le reflet de […]

