Depuis la Deuxième Guerre mondiale, aucun régime remplacé avant terme n’est «tombé tout seul». Le croche-pied décisif venait de l’étranger, et généralement des États-Unis. Gouvernements démocratiques, autoritaires, népotiques? Aucune importance: il leur suffisait de faire obstacle aux ambitions de l’empire. Mais aujourd’hui? Comment se fait-il que des régimes soutenus par Washington vacillent, que des candidats privilégiés par l’actuelle administration soient privés d’élections ou de liberté? La centrale de subversion globale serait-elle indestructible?
La fenêtre d’opportunité
Le fait même, pour le chef d’une armée, d’«ouvrir le débat» sur la sécurité de son pays montre que quelque chose cloche dans le dispositif. Les dirigeants du pays auront-ils le courage de pousser l’examen jusqu’au bout?

