Pas de culture sans barbarie

par | 28.07.2019 | En accès libre, Pain de méninges

«M’est avis qu’il est un peu trop question de culture à notre époque pour qu’elle soit véritablement une époque de culture, ne crois-tu pas? Je voudrais savoir si aux périodes de culture authentique on connaissait seulement ce mot, on le prononçait? La naïveté, l’ingénuité, l’aisance naturelle me semble être le premier critère de la disposition d’esprit que nous désignons de ce nom. Ce qui nous fait défaut, c’est précisément la naïveté, et ce manque, s’il m’a permis d’en parler, nous frustre d’une barbarie colorée, parfaitement conciliable avec la culture, avec une très haute culture. Je veux dire: notre échelon est celui de la civilisation, état fort louable sans contredit, mais on ne saurait douter qu’il nous faudra devenir beaucoup plus barbares pour être à nouveau capables de culture. Technique et confort. Avec cela, on parle de culture mais on ne l’a point.»

— Adrian Leverkühn dans Docteur Faustus de Thomas Mann

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