Pascal Vandenberghe

Pascal Vandenberghe

Rédacteur

Editeur, libraire et commerçant dans une autre vie, Pascal Vandenberghe signe depuis la trente-neuvième semaine de l’Antipresse, sous son nom de guerre de Cannibale lecteur, des chroniques de livres qui se distinguent autant par leur nécessité que par leur indifférence totale à l’actualité.

Au fil du temps, il a constitué une véritable bibliothèque de l’honnête homme, nous donnant non seulement des raisons de lire des livres auxquels nous n’aurions jamais songé, mais encore des motifs de nous croire plus intelligents que nous ne sommes.

Son manifeste de lecteur-prescripteur pourrait être celui de l’adorable Léon Werth :

La critique littéraire ne doit pas se contenter de parler des livres à la mode ni des auteurs connus dont on devine qu’ils seront lus par les critiques contemporains, ceux qui, comme disait Jaurès, se contentent de promener “leur âme au milieu des chefs-d’œuvre”. La première règle d’un bon journaliste, s’il en est une au moins, est de ne jamais parier sur l’inculture de ses lecteurs et de ne jamais miser sur leur indifférence à l’égard de ce qu’ils ne connaissent pas, mais dont rien n’autorise à penser qu’ils ne voudraient pas le connaître. (Gilles Heuré, L’insoumis. Léon Werth. 1878-1955, éd. Viviane Hamy.)

Les articles de Pascal Vandenberghe

Thomas Hardy, noirceur et pessimisme (2)

« Les histoires d’amour finissent mal » : on pourrait être tenté de résumer ainsi l’œuvre de Thomas Hardy, mais ce serait bien réducteur ! Car sa littérature est un questionnement profond sur le destin de l’Homme, sur la société de son temps et ce carcan moraliste dans lequel la société victorienne était engoncée, et que son œuvre a poussée dans ses retranchements et mise face à son hypocrisie.

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Thomas Hardy, noirceur et pessimisme (1)

Emblématique de l’époque victorienne, l’écrivain Thomas Hardy a laissé une forte et durable empreinte sur la littérature anglaise durant un demi-siècle. Ses préoccupations métaphysiques sur la place de l’homme dans l’univers, qui s’inscrivent dans la ruralité du sud-ouest de l’Angleterre, lui valent une réputation universelle.

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Malaparte, le caméléon mégalo (2)

« Malaparte, auteur italien, chroniqueur de la Seconde Guerre mondiale » : pas besoin d’aller chercher plus loin ! En le définissant de cette manière, c’est-à-dire en le réduisant à ces trois seules caractéristiques, les histoires de la littérature ont réussi à cantonner Malaparte au rôle d’écrivain mineur, anecdotique. Alors que ses deux principaux romans, «Kaputt» et «La Peau», font de lui un grand parmi les grands !

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Malaparte, le caméléon mégalo (1)

Journaliste, romancier, essayiste, dramaturge, poète, cinéaste : s’il s’essaya à tous les arts, ce sont les malentendus sur ses revirements politiques qui valent à Malaparte (1898-1957) de ne pas occuper le rang qu’il mérite parmi les grands prosateurs italiens du XXe siècle, malgré les deux chefs-d’œuvre que sont «Kaputt» et «La peau».

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Jean-Jacques Pauvert : une aventure littéraire (2)

À une époque où nombre d’éditeurs étaient « engagés » politiquement, Pauvert choisit quant à lui d’être un éditeur « dégagé ». Cette absence d’engagement politique de quelque bord qu’il fût lui fit publier des auteurs de tous horizons, y compris des « infréquentables ».

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Jean-Jacques Pauvert : une aventure littéraire (1)

On n’a souvent retenu de Jean-Jacques Pauvert que son côté « sulfureux » : les multiples procès que lui valurent en particulier l’édition des œuvres complètes de Sade et *Histoire d’O* ont occulté ses autres activités éditoriales, qui furent nombreuses, diverses et souvent audacieuses. La biographie que lui consacre Chantal Aubry rétablit nombre de vérités et raconte l’histoire passionnante que vécut l’édition française au sortir de la Seconde Guerre mondiale et durant une trentaine d’années.

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Le monde du livre à la veille de la Révolution

Passionnant ouvrage que celui de Robert Darnton, qui durant plusieurs décennies a épluché les quelque 50’000 lettres et archives diverses de la Société Typographique de Neuchâtel (STN), créée en 1769. Comment le livre se diffusait-il à l’époque des Lumières, juste avant la Révolution française ? Et quels livres se vendaient ? En quoi cela modifie-t-il notre compréhension du monde du livre à cette époque et en quoi cela nous éclaire-t-il sur cette société à l’orée de la Révolution ?

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B. Traven, un anonyme célèbre (2)

« La biographie d’un homme créatif n’a pas la moindre importance. Si on ne reconnaît pas l’homme à ses œuvres, de deux choses l’une : soit c’est l’homme qui ne vaut rien, soit ce sont ses ouvrages. L’homme créatif ne doit pas avoir d’autre biographie que ses œuvres. C’est dans ses œuvres qu’il soumet à la critique sa personnalité et sa vie. » Le propos est de B. Traven, qui fit tout pour disparaître derrière son œuvre, quitte à laisser mûrir les rumeurs les plus fantaisistes sur son compte.

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De Ret Marut à B. Traven, de la Bavière au Chiapas (I)

Ret Marut, Otto Feige, Hal Croves, Traven Torsvan, B. Traven: ce ne sont là que quelques-uns des innombrables noms derrière lesquels se cacha l’un des écrivains les plus mystérieux du XXe siècle, qui chercha sans cesse à brouiller les pistes. Si ses livres se vendirent à des millions d’exemplaires dans de nombreuses langues, son destin littéraire en langue française est particulier.

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«Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs»

Entre la Toussaint et les commémorations des cent ans de la fin de la «grande boucherie» que fut la Première Guerre mondiale, la période est à la célébration des morts. Sous l’égide de Charles Baudelaire, voyage au pays de l’histoire des morts.

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«Des chemins, non des œuvres» (2)

Prenez n’importe quelle œuvre de plusieurs milliers de pages. Extrayez-en quelques citations ayant un point commun. Rendez-les publics en les «analysant» de façon à les rendre cohérentes entre elles. Il est fort probable que vous obtiendrez le résultat attendu: celui de réussir à faire croire que l’œuvre en question tourne autour de ce «point commun». C’est, en raccourci, ce qui est arrivé à Martin Heidegger avec l’antisémitisme.

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«Des chemins, non des œuvres» (1)

En novembre paraîtront en français les deux premiers volumes des *Cahiers noirs* de Martin Heidegger. Depuis le début de leur publication en allemand en 2013, la bataille fait rage entre les «anti» et les «pro» Heidegger. Que sont ces fameux Cahiers? comment s’inscrivent-ils dans l’œuvre du philosophe? en quoi consiste la controverse et que peut-on penser?

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