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Pascal Vandenberghe

Pascal Vandenberghe

Rédacteur

Editeur, libraire et commerçant dans une autre vie, Pascal Vandenberghe signe depuis la trente-neuvième semaine de l’Antipresse, sous son nom de guerre de Cannibale lecteur, des chroniques de livres qui se distinguent autant par leur nécessité que par leur indifférence totale à l’actualité.

Au fil du temps, il a constitué une véritable bibliothèque de l’honnête homme, nous donnant non seulement des raisons de lire des livres auxquels nous n’aurions jamais songé, mais encore des motifs de nous croire plus intelligents que nous ne sommes.

Son manifeste de lecteur-prescripteur pourrait être celui de l’adorable Léon Werth :

La critique littéraire ne doit pas se contenter de parler des livres à la mode ni des auteurs connus dont on devine qu’ils seront lus par les critiques contemporains, ceux qui, comme disait Jaurès, se contentent de promener “leur âme au milieu des chefs-d’œuvre”. La première règle d’un bon journaliste, s’il en est une au moins, est de ne jamais parier sur l’inculture de ses lecteurs et de ne jamais miser sur leur indifférence à l’égard de ce qu’ils ne connaissent pas, mais dont rien n’autorise à penser qu’ils ne voudraient pas le connaître. (Gilles Heuré, L’insoumis. Léon Werth. 1878-1955, éd. Viviane Hamy.)

Les articles de Pascal Vandenberghe

Karl Kraus, prophète de l’apocalypse (3)

Les deux œuvres majeures de Karl Kraus attendirent 2005 pour être traduites en français. Il est vrai qu’un certain nombre d’universitaires s’étaient fait fort de le cantonner dans le cercle restreint des colloques, ne se privant au demeurant pas de lui reprocher, encore et toujours, son prétendu antisémitisme et sa défense de Dollfuss, histoire de le rendre infréquentable, donc illisible.
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Karl Kraus, le «souilleur de nid» (2)

Dans cette deuxième chronique consacrée à Karl Kraus, nous nous penchons sur trois de ses activités: sa revue «Die Fackel», ses lectures et conférences publiques et ses aphorismes, qui furent longtemps les seuls textes accessibles au public francophone. Au point que sa réputation d’aphoriste continue à occulter le reste de son œuvre.
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Karl Kraus ou le génie de l’indignation (1)

Karl Kraus a déjà été évoqué à de nombreuses reprises dans l’Antipresse, et il semblait inenvisageable de ne pas lui consacrer la place qu’il mérite dans cette rubrique. L’homme était complexe, commit quelques erreurs de jugement, et peut passer pour particulièrement excessif. Cette dernière caractéristique n’étant pas forcément pour nous déplaire, dans la mesure où elle s’accompagnait d’un courage tout aussi exceptionnel.
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Albert Londres: la plume dans la plaie (2)

Albert Londres, après la Première Guerre mondiale, ne s’intéressa plus aux champs de bataille, mais à la société en général, devenant ainsi le premier journaliste d’«investigation», terme auquel on préférera journalisme d’enquête. Il reste un modèle encore aujourd’hui.
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Albert Londres, ou la noblesse du journalisme (1)

Si son nom survécut grâce au prix éponyme, les œuvres d’Albert Londres tombèrent dans l’oubli pendant un demi-siècle avant d’être rééditées au début des années 1980. Lire ses grands reportages est toujours aussi passionnant pour le lecteur, et devrait être obligatoire pour tous les journalistes en herbe!
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La curiosité est un vilain défaut

Après l’Arioste et son *Roland furieux* du XVIe siècle il y a quelques semaines, remontons encore quatorze siècles plus loin dans le passé pour découvrir un autre petit bijou de la littérature avec Apulée et son *Âne d’or*, l’un des plus anciens romans qui a pu traverser les siècles et nous parvenir entier.
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Fernando Pessoa et ses doubles (2)

Après avoir brossé le rapide portrait de Fernando Pessoa la semaine dernière, venons-en à son œuvre, dans les deux domaines qui firent de lui, à titre posthume, d’abord l’un des plus grands poètes portugais, puis, quelques décennies plus tard, l’un des plus grands prosateurs. Commençons par l’œuvre poétique.
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Fernando Pessoa: l’échec de sa vie, la gloire après sa mort (1)

Quasi inconnu de son vivant, Fernando Pessoa fut ensuite reconnu, d’abord comme un grand poète, puis comme un grand écrivain, avant d’être considéré comme l’un des plus grands — si ce n’est le plus grand — écrivain portugais du XXe siècle. Le lire est une aventure non dénuée de risques.
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Victor Segalen: une esthétique de la différence

La littérature française vit fleurir nombre de récits exotiques, fruits de la colonisation, dont l’auteur le plus emblématique est certainement Pierre Loti. À l’opposé de cette vision occidentale unanime se dresse l’œuvre de Victor Segalen, dont le centenaire de la mort nous donne l’occasion d’aborder l’œuvre originale et méconnue.
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