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Pascal Vandenberghe

Pascal Vandenberghe

Rédacteur

Editeur, libraire et commerçant dans une autre vie, Pascal Vandenberghe signe depuis la trente-neuvième semaine de l’Antipresse, sous son nom de guerre de Cannibale lecteur, des chroniques de livres qui se distinguent autant par leur nécessité que par leur indifférence totale à l’actualité.

Au fil du temps, il a constitué une véritable bibliothèque de l’honnête homme, nous donnant non seulement des raisons de lire des livres auxquels nous n’aurions jamais songé, mais encore des motifs de nous croire plus intelligents que nous ne sommes.

Son manifeste de lecteur-prescripteur pourrait être celui de l’adorable Léon Werth :

La critique littéraire ne doit pas se contenter de parler des livres à la mode ni des auteurs connus dont on devine qu’ils seront lus par les critiques contemporains, ceux qui, comme disait Jaurès, se contentent de promener “leur âme au milieu des chefs-d’œuvre”. La première règle d’un bon journaliste, s’il en est une au moins, est de ne jamais parier sur l’inculture de ses lecteurs et de ne jamais miser sur leur indifférence à l’égard de ce qu’ils ne connaissent pas, mais dont rien n’autorise à penser qu’ils ne voudraient pas le connaître. (Gilles Heuré, L’insoumis. Léon Werth. 1878-1955, éd. Viviane Hamy.)

Les articles de Pascal Vandenberghe

À l’ère de la propagande 2.0 (2)

Après être devenue «manipulation de masse» durant la Première Guerre mondiale, la propagande est ensuite sortie du seul champ politique pour alimenter le secteur des «relations publiques», en ayant recours aux avancées scientifiques successives: psychologie sociale, sciences cognitives comportementales et, plus récemment, neurosciences. Il ne manquait plus que l’apparition des nouvelles technologies pour disposer ensuite de l’arsenal psychologique et technique permettant le parfait accomplissement du «viol des foules» annoncé dès 1939 par le microbiologiste et sociologue allemand Serge Tchakhotine.

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À l’ère de la propagande 2.0 (1)

Comme aurait certainement dit Alexandre Vialatte: la propagande remonte à la plus haute antiquité! Et il aurait eu raison, le bougre! Car c’est dans la démocratie athénienne et la République romaine qu’est apparue la première forme de propagande. Elle a beaucoup évolué au fil des siècles, autant dans ses buts que ses pratiques, et connaît une nouvelle mue depuis l’apparition de l’Internet, des réseaux dit «sociaux», des téléphones mobiles et du *big data*. Bienvenue dans l’ère de la propagande 2.0!

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La bohème littéraire

Enfermé sans jugement pendant quatre ans à la Bastille, libéré en 1788 suite à l’intervention du «protecteur» de sa femme, Pelleport mit à profit ce long séjour dans la célèbre prison pour écrire. Si l’on aurait pu s’attendre à ce que, à l’instar d’autres écrivains emprisonnés, il rédigeât le récit de son expérience de prisonnier comme victime des lettres de cachet, il n’en fit rien, préférant écrire un roman étonnant et détonant.

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Les Rousseau du ruisseau

S’ils remontaient aux intrigues de cour du XVIIe siècle, aux guerres de religion du XVIe siècle, aux luttes de pouvoir dans l’Italie de la Renaissance, avec l’Arétin, et à la littérature de la Grèce et de la Rome antiques, avec Procope, les «libelles», ces écrits anonymes diffamatoires et calomnieux rédigés par d’obscurs écrivaillons qualifiés de «Rousseau du ruisseau», occupèrent une place prépondérante dans la littérature publiée durant les règnes de Louis XV et de Louis XVI.

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Mea culpa : je suis et je fais tout faux !

Je suis un mâle blanc hétéro de plus de cinquante ans (ça commence mal !). J’ai une voiture, j’aime bien partager un verre de vin, je mange de la viande et je suis fumeur (j’aggrave mon cas…). Comble de la honte : j’aime rire et plaisanter de tout et de rien. Aïe, mon compte est bon ! Mais les « nouveaux inquisiteurs » veillent et sauront me remettre dans le droit chemin. Ou pas ?

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Thomas Hardy, noirceur et pessimisme (2)

« Les histoires d’amour finissent mal » : on pourrait être tenté de résumer ainsi l’œuvre de Thomas Hardy, mais ce serait bien réducteur ! Car sa littérature est un questionnement profond sur le destin de l’Homme, sur la société de son temps et ce carcan moraliste dans lequel la société victorienne était engoncée, et que son œuvre a poussée dans ses retranchements et mise face à son hypocrisie.

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Thomas Hardy, noirceur et pessimisme (1)

Emblématique de l’époque victorienne, l’écrivain Thomas Hardy a laissé une forte et durable empreinte sur la littérature anglaise durant un demi-siècle. Ses préoccupations métaphysiques sur la place de l’homme dans l’univers, qui s’inscrivent dans la ruralité du sud-ouest de l’Angleterre, lui valent une réputation universelle.

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Malaparte, le caméléon mégalo (2)

« Malaparte, auteur italien, chroniqueur de la Seconde Guerre mondiale » : pas besoin d’aller chercher plus loin ! En le définissant de cette manière, c’est-à-dire en le réduisant à ces trois seules caractéristiques, les histoires de la littérature ont réussi à cantonner Malaparte au rôle d’écrivain mineur, anecdotique. Alors que ses deux principaux romans, «Kaputt» et «La Peau», font de lui un grand parmi les grands !

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Malaparte, le caméléon mégalo (1)

Journaliste, romancier, essayiste, dramaturge, poète, cinéaste : s’il s’essaya à tous les arts, ce sont les malentendus sur ses revirements politiques qui valent à Malaparte (1898-1957) de ne pas occuper le rang qu’il mérite parmi les grands prosateurs italiens du XXe siècle, malgré les deux chefs-d’œuvre que sont «Kaputt» et «La peau».

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Jean-Jacques Pauvert : une aventure littéraire (2)

À une époque où nombre d’éditeurs étaient « engagés » politiquement, Pauvert choisit quant à lui d’être un éditeur « dégagé ». Cette absence d’engagement politique de quelque bord qu’il fût lui fit publier des auteurs de tous horizons, y compris des « infréquentables ».

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Jean-Jacques Pauvert : une aventure littéraire (1)

On n’a souvent retenu de Jean-Jacques Pauvert que son côté « sulfureux » : les multiples procès que lui valurent en particulier l’édition des œuvres complètes de Sade et *Histoire d’O* ont occulté ses autres activités éditoriales, qui furent nombreuses, diverses et souvent audacieuses. La biographie que lui consacre Chantal Aubry rétablit nombre de vérités et raconte l’histoire passionnante que vécut l’édition française au sortir de la Seconde Guerre mondiale et durant une trentaine d’années.

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Le monde du livre à la veille de la Révolution

Passionnant ouvrage que celui de Robert Darnton, qui durant plusieurs décennies a épluché les quelque 50’000 lettres et archives diverses de la Société Typographique de Neuchâtel (STN), créée en 1769. Comment le livre se diffusait-il à l’époque des Lumières, juste avant la Révolution française ? Et quels livres se vendaient ? En quoi cela modifie-t-il notre compréhension du monde du livre à cette époque et en quoi cela nous éclaire-t-il sur cette société à l’orée de la Révolution ?

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