Pascal Vandenberghe

Pascal Vandenberghe

Rédacteur

Editeur, libraire et commerçant dans une autre vie, Pascal Vandenberghe signe depuis la trente-neuvième semaine de l’Antipresse, sous son nom de guerre de Cannibale lecteur, des chroniques de livres qui se distinguent autant par leur nécessité que par leur indifférence totale à l’actualité.

Au fil du temps, il a constitué une véritable bibliothèque de l’honnête homme, nous donnant non seulement des raisons de lire des livres auxquels nous n’aurions jamais songé, mais encore des motifs de nous croire plus intelligents que nous ne sommes.

Son manifeste de lecteur-prescripteur pourrait être celui de l’adorable Léon Werth :

La critique littéraire ne doit pas se contenter de parler des livres à la mode ni des auteurs connus dont on devine qu’ils seront lus par les critiques contemporains, ceux qui, comme disait Jaurès, se contentent de promener “leur âme au milieu des chefs-d’œuvre”. La première règle d’un bon journaliste, s’il en est une au moins, est de ne jamais parier sur l’inculture de ses lecteurs et de ne jamais miser sur leur indifférence à l’égard de ce qu’ils ne connaissent pas, mais dont rien n’autorise à penser qu’ils ne voudraient pas le connaître. (Gilles Heuré, L’insoumis. Léon Werth. 1878-1955, éd. Viviane Hamy.)

Les articles de Pascal Vandenberghe

Malaparte, le caméléon mégalo (1)

Journaliste, romancier, essayiste, dramaturge, poète, cinéaste : s’il s’essaya à tous les arts, ce sont les malentendus sur ses revirements politiques qui valent à Malaparte (1898-1957) de ne pas occuper le rang qu’il mérite parmi les grands prosateurs italiens du XXe siècle, malgré les deux chefs-d’œuvre que sont «Kaputt» et «La peau».

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Jean-Jacques Pauvert : une aventure littéraire (2)

À une époque où nombre d’éditeurs étaient « engagés » politiquement, Pauvert choisit quant à lui d’être un éditeur « dégagé ». Cette absence d’engagement politique de quelque bord qu’il fût lui fit publier des auteurs de tous horizons, y compris des « infréquentables ».

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Jean-Jacques Pauvert : une aventure littéraire (1)

On n’a souvent retenu de Jean-Jacques Pauvert que son côté « sulfureux » : les multiples procès que lui valurent en particulier l’édition des œuvres complètes de Sade et *Histoire d’O* ont occulté ses autres activités éditoriales, qui furent nombreuses, diverses et souvent audacieuses. La biographie que lui consacre Chantal Aubry rétablit nombre de vérités et raconte l’histoire passionnante que vécut l’édition française au sortir de la Seconde Guerre mondiale et durant une trentaine d’années.

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Le monde du livre à la veille de la Révolution

Passionnant ouvrage que celui de Robert Darnton, qui durant plusieurs décennies a épluché les quelque 50’000 lettres et archives diverses de la Société Typographique de Neuchâtel (STN), créée en 1769. Comment le livre se diffusait-il à l’époque des Lumières, juste avant la Révolution française ? Et quels livres se vendaient ? En quoi cela modifie-t-il notre compréhension du monde du livre à cette époque et en quoi cela nous éclaire-t-il sur cette société à l’orée de la Révolution ?

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B. Traven, un anonyme célèbre (2)

« La biographie d’un homme créatif n’a pas la moindre importance. Si on ne reconnaît pas l’homme à ses œuvres, de deux choses l’une : soit c’est l’homme qui ne vaut rien, soit ce sont ses ouvrages. L’homme créatif ne doit pas avoir d’autre biographie que ses œuvres. C’est dans ses œuvres qu’il soumet à la critique sa personnalité et sa vie. » Le propos est de B. Traven, qui fit tout pour disparaître derrière son œuvre, quitte à laisser mûrir les rumeurs les plus fantaisistes sur son compte.

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De Ret Marut à B. Traven, de la Bavière au Chiapas (I)

Ret Marut, Otto Feige, Hal Croves, Traven Torsvan, B. Traven: ce ne sont là que quelques-uns des innombrables noms derrière lesquels se cacha l’un des écrivains les plus mystérieux du XXe siècle, qui chercha sans cesse à brouiller les pistes. Si ses livres se vendirent à des millions d’exemplaires dans de nombreuses langues, son destin littéraire en langue française est particulier.

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«Les morts, les pauvres morts, ont de grandes douleurs»

Entre la Toussaint et les commémorations des cent ans de la fin de la «grande boucherie» que fut la Première Guerre mondiale, la période est à la célébration des morts. Sous l’égide de Charles Baudelaire, voyage au pays de l’histoire des morts.

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«Des chemins, non des œuvres» (2)

Prenez n’importe quelle œuvre de plusieurs milliers de pages. Extrayez-en quelques citations ayant un point commun. Rendez-les publics en les «analysant» de façon à les rendre cohérentes entre elles. Il est fort probable que vous obtiendrez le résultat attendu: celui de réussir à faire croire que l’œuvre en question tourne autour de ce «point commun». C’est, en raccourci, ce qui est arrivé à Martin Heidegger avec l’antisémitisme.

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«Des chemins, non des œuvres» (1)

En novembre paraîtront en français les deux premiers volumes des *Cahiers noirs* de Martin Heidegger. Depuis le début de leur publication en allemand en 2013, la bataille fait rage entre les «anti» et les «pro» Heidegger. Que sont ces fameux Cahiers? comment s’inscrivent-ils dans l’œuvre du philosophe? en quoi consiste la controverse et que peut-on penser?

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La troisième vie de Stefan Zweig

30 janvier 1933: Hitler est nommé chancelier par le président Hindenburg. Dès octobre, Zweig quittera l’Autriche et passera le plus clair de son temps à l’étranger, en particulier à Londres, où il emménagera officiellement en mars 1936. Il effectue encore quelques séjours en Autriche, à Salzbourg et à Vienne, jusqu’en mars 1938 et l’*Anschluss*, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, mais n’y reviendra plus ensuite jusqu’à sa mort, en février 1942 à Petrópolis, au Brésil. Cette «troisième vie» est à mes yeux une période de sa création littéraire des plus fructueuses.

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La deuxième vie de Stefan Zweig

La période «salzbourgeoise» de Zweig, qui s’étala de 1919, à l’issue de la Première Guerre mondiale, à l’accession d’Hitler au pouvoir en Allemagne, en janvier 1933, fut celle du succès et de la gloire internationale. Mais plus que d’autres, il perçut très tôt les nuages qui s’accumulaient au-dessus de l’Europe.

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La première vie de Stefan Zweig

Robert Laffont vient de publier un recueil de textes de Stefan Zweig, pour la plupart inédits en français. Il s’agit de treize articles parus dans des journaux autrichiens et allemands entre août 1914 et octobre 1918, c’est-à-dire entre le déclenchement et la fin de la Première Guerre mondiale.

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