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Pascal Vandenberghe

Pascal Vandenberghe

Rédacteur

Editeur, libraire et commerçant dans une autre vie, Pascal Vandenberghe signe depuis la trente-neuvième semaine de l’Antipresse, sous son nom de guerre de Cannibale lecteur, des chroniques de livres qui se distinguent autant par leur nécessité que par leur indifférence totale à l’actualité.

Au fil du temps, il a constitué une véritable bibliothèque de l’honnête homme, nous donnant non seulement des raisons de lire des livres auxquels nous n’aurions jamais songé, mais encore des motifs de nous croire plus intelligents que nous ne sommes.

Son manifeste de lecteur-prescripteur pourrait être celui de l’adorable Léon Werth :

La critique littéraire ne doit pas se contenter de parler des livres à la mode ni des auteurs connus dont on devine qu’ils seront lus par les critiques contemporains, ceux qui, comme disait Jaurès, se contentent de promener “leur âme au milieu des chefs-d’œuvre”. La première règle d’un bon journaliste, s’il en est une au moins, est de ne jamais parier sur l’inculture de ses lecteurs et de ne jamais miser sur leur indifférence à l’égard de ce qu’ils ne connaissent pas, mais dont rien n’autorise à penser qu’ils ne voudraient pas le connaître. (Gilles Heuré, L’insoumis. Léon Werth. 1878-1955, éd. Viviane Hamy.)

Les articles de Pascal Vandenberghe

Rome, l’unique objet de mon réchauffement (climatique)

Puisque nous paraphrasons dès le titre de cette chronique, n’en restons pas là: après Pierre Corneille, retour à l’irremplaçable (et irréfutable!) Alexandre Vialatte pour introduire le sujet d’aujourd’hui: le dérèglement climatique remonte à la plus haute antiquité! En tout cas à l’Empire romain, dont les causes de l’effondrement ne se limitent pas à celles connues jusqu’à récemment. C’est ce que nous découvrons grâce au livre de Kyle Harper,«Comment l’Empire romain s’est effondré. Le climat, les maladies et la chute de Rome».
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Un romantisme d’acier

On a longtemps considéré que l’antimodernisme prôné par le nazisme allait de pair avec un rejet de la modernité technologique; l’obsession pour un passé mythique, l’attachement à une tradition culturelle firent pourtant bon ménage avec un culte voué à la technologie. C’est ce que démontre Jeffrey Herf dans «Le modernisme réactionnaire.»
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De l’art de la contre-enquête littéraire

Lire des essais littéraires sérieux est bien souvent un remède aux insomnies. En revanche, quand on a affaire à un essayiste joueur et malicieux, cela devient un vrai plaisir. Quand celui-ci se fait de surcroît enquêteur littéraire, et arrive à nous prouver que les auteurs de romans policiers se trompent parfois d’assassin dans leurs propres livres, cela devient du grand art!
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«Le piège de Thucydide»

Que se passe-t-il lorsqu’une puissance régnante est menacée par une puissance émergente? Cela se solde la plupart du temps par un conflit militaire. C’est à partir de l’exemple de la guerre entre Sparte et Athènes, relatée par Thucydide dans «La guerre du Péloponnèse», que le politologue américain Graham Allison analyse les relations sino-américaines au XXIe siècle.
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Molière, illustre «doctus imitator»

Digne héritier des «anciens», Plaute et Terence, dont nombre de ses pièces s’inspirèrent, le plus illustre et talentueux dramaturge français, Molière (1622-1673), n’avait jusqu’à récemment pas fait l’objet d’une biographie digne de ce nom. Voici un mal magistralement réparé par Georges Forestier.
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À l’ère de la propagande 2.0 (2)

Après être devenue «manipulation de masse» durant la Première Guerre mondiale, la propagande est ensuite sortie du seul champ politique pour alimenter le secteur des «relations publiques», en ayant recours aux avancées scientifiques successives: psychologie sociale, sciences cognitives comportementales et, plus récemment, neurosciences. Il ne manquait plus que l’apparition des nouvelles technologies pour disposer ensuite de l’arsenal psychologique et technique permettant le parfait accomplissement du «viol des foules» annoncé dès 1939 par le microbiologiste et sociologue allemand Serge Tchakhotine.
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À l’ère de la propagande 2.0 (1)

Comme aurait certainement dit Alexandre Vialatte: la propagande remonte à la plus haute antiquité! Et il aurait eu raison, le bougre! Car c’est dans la démocratie athénienne et la République romaine qu’est apparue la première forme de propagande. Elle a beaucoup évolué au fil des siècles, autant dans ses buts que ses pratiques, et connaît une nouvelle mue depuis l’apparition de l’Internet, des réseaux dit «sociaux», des téléphones mobiles et du *big data*. Bienvenue dans l’ère de la propagande 2.0!
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La bohème littéraire

Enfermé sans jugement pendant quatre ans à la Bastille, libéré en 1788 suite à l’intervention du «protecteur» de sa femme, Pelleport mit à profit ce long séjour dans la célèbre prison pour écrire. Si l’on aurait pu s’attendre à ce que, à l’instar d’autres écrivains emprisonnés, il rédigeât le récit de son expérience de prisonnier comme victime des lettres de cachet, il n’en fit rien, préférant écrire un roman étonnant et détonant.
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Les Rousseau du ruisseau

S’ils remontaient aux intrigues de cour du XVIIe siècle, aux guerres de religion du XVIe siècle, aux luttes de pouvoir dans l’Italie de la Renaissance, avec l’Arétin, et à la littérature de la Grèce et de la Rome antiques, avec Procope, les «libelles», ces écrits anonymes diffamatoires et calomnieux rédigés par d’obscurs écrivaillons qualifiés de «Rousseau du ruisseau», occupèrent une place prépondérante dans la littérature publiée durant les règnes de Louis XV et de Louis XVI.
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Mea culpa : je suis et je fais tout faux !

Je suis un mâle blanc hétéro de plus de cinquante ans (ça commence mal !). J’ai une voiture, j’aime bien partager un verre de vin, je mange de la viande et je suis fumeur (j’aggrave mon cas…). Comble de la honte : j’aime rire et plaisanter de tout et de rien. Aïe, mon compte est bon ! Mais les « nouveaux inquisiteurs » veillent et sauront me remettre dans le droit chemin. Ou pas ?
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Thomas Hardy, noirceur et pessimisme (2)

« Les histoires d’amour finissent mal » : on pourrait être tenté de résumer ainsi l’œuvre de Thomas Hardy, mais ce serait bien réducteur ! Car sa littérature est un questionnement profond sur le destin de l’Homme, sur la société de son temps et ce carcan moraliste dans lequel la société victorienne était engoncée, et que son œuvre a poussée dans ses retranchements et mise face à son hypocrisie.
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Thomas Hardy, noirceur et pessimisme (1)

Emblématique de l’époque victorienne, l’écrivain Thomas Hardy a laissé une forte et durable empreinte sur la littérature anglaise durant un demi-siècle. Ses préoccupations métaphysiques sur la place de l’homme dans l’univers, qui s’inscrivent dans la ruralité du sud-ouest de l’Angleterre, lui valent une réputation universelle.
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