Slobodan Despot

Slobodan Despot

Fondateur / Directeur / Rédacteur

Son nom n’est pas un pseudonyme! Suisse d’origine serbo-croate, Slobodan Despot a baigné dans le livre toute sa vie. Traducteur, directeur de collections puis directeur adjoint des éditions L’Age d’Homme, il a été le cofondateur en 2006 des éditions Xenia, qu’il dirige actuellement. Il a traduit une trentaine de livres de quatre langues et collaboré à la publication de centaines d’autres.

Dans ses nombreuses vies parallèles, Slobodan Despot a été photographe, directeur de magazines, porte-parole de Franz Weber, conseiller en communication, parolier et surtout romancier (Le Miel et Le Rayon bleu, aux éditions Gallimard).

« Les peuples où les hommes pensent que la littérature n’est qu’un loisir sont des peuples perdus. La littérature est un plaisir, mais non un loisir ni une distraction. La littérature, c’est la sève même de la vie, restituée de manière infalsifiable. La littérature ment en permanence pour dire le vrai, mais un écrivain qui ment à son lecteur n’est pas un bon écrivain et ne restera pas. La sincérité totale est la première vertu d’un auteur. C’est sans doute pourquoi Victor Hugo écrivait nu. »

«Hommes sans littérature, hommes sans échine», Antipresse n° 22, 1.5.2016.

Les articles de Slobodan Despot

Retraite en Russie

*Carnet de route à travers l’Eurasie* — Deux ans après mon premier séjour sur le lac Baïkal, j’ai donc repris le large. En 2017, j’étais resté un mois entier sur les rives austères du lac gelé. Cette fois, la retraite de jeûne est raccourcie de moitié, mais elle se poursuivra par un voyage *express* en train à travers la Mongolie, le nord-est de la Chine et jusqu’à Hong Kong, tout au sud. Il donnera sans doute lieu à des reportages ou des analyses par la suite. Pour les lecteurs de l’Antipresse, je livre ici, en vrac, mon journal de voyage.

lire plus

Retour au cœur du monde

Entre mars et début avril, l’Antipresse part sillonner le continent eurasien. Pour retrouver la sérénité absolue de l’espace sibérien d’abord — et se plonger d’autant plus abruptement ensuite dans le réacteur du nouveau monde: l’empire chinois.

Ce contenu est réservé aux abonnés de l’Antipresse. Déjà abonné(e) ? SE CONNECTER | Pas encore ? S’ABONNER
lire plus

Jean-Marc Bovy: la chasse au milliardaire russophile est ouverte

La meute des médias suisses est lâchée contre le milliardaire Frederik Paulsen. Après *Le Temps,* qui a fini par déclarer la trêve, c’est au tour de *24 Heures* de mettre le paquet. On ne pardonne pas au mécène de mieux dépenser ses millions pour le bien de la communauté qu’il ne l’aurait fait en payant ses impôts comme tout le monde. Pire, il est un russophile éclairé qui persiste à vouloir nous faire aimer le pays dont il est tombé amoureux. Le rédacteur de nos *Turbulences* sur la Russie, fin connaisseur de ce pays, a écrit au quotidien pour saluer son travail d’«investigation».

lire plus

Slobodan Despot: les Balkaniques sont-ils devenus «sauvages» tout seuls, ou les y a-t-on «aidé»?

Nous reprenons ici l’intervention de Slobodan Despot au colloque «Nationalismes et religions dans les Balkans occidentaux» de la Fondation Robert-Schuman (tenu le 15 janvier 2007) en corrigeant les coquilles et contresens figurant dans les actes publiés du colloque. Il est vrai qu’il s’agit de la transcription d’une intervention orale, improvisée, partant d’une observation de Ludwig Wittgenstein. Il peut être utile de se rappeler le précédent balkanique à la lumière de la crise plus récente entre le bloc atlantique et la Russie autour de l’Ukraine et de la Crimée.

lire plus

La France baroque

Le dénominateur commun de ce pays est l’imposture, la France ment et ce n’importe le domaine, elle ment aux Français, elle ment à l’Europe, elle en arrive à ne plus savoir quand elle a menti, sa bonne et sa mauvaise foi se mêlent désormais au sein de l’équivoque,...

lire plus

Les princes de l’Hiver (2)

Durant une période de service militaire dans la ville de son enfance, un homme déjà mûr essaie de retrouver ses camarades d’école par l’annuaire téléphonique. Il finit par contacter Evelyne, son premier béguin — mais le regrette aussitôt. Qu’avait-il à s’inviter dans la vie de cette femme? Ils finissent tout de même par se rencontrer.

Ce contenu est réservé aux abonnés de l’Antipresse. Déjà abonné(e) ? SE CONNECTER | Pas encore ? S’ABONNER
lire plus

Les princes de l’Hiver (1)

*Un conte du Nouvel Age*

Pour sa dernière période sous les drapeaux, on l’avait envoyé dans cette bourgade alpestre où il avait passé son enfance. Le service militaire, chez les Suisses, s’étirait jusque dans la trentaine tardive, à coups de deux ou trois semaines par an. On appelait cela des «cours de répétition». Les siens lui servaient surtout à répéter ses classiques. Sur son épaulette, il ne portait ni carabine, ni grenade, mais une plume.

Ce contenu est réservé aux abonnés de l’Antipresse. Déjà abonné(e) ? SE CONNECTER | Pas encore ? S’ABONNER
lire plus