Le 30 septembre dernier, proclamant le rattachement de quatre provinces de l’Est ukrainien à la Fédération de Russie, Vladimir Poutine a prononcé le discours le plus important de sa longue carrière à la tête de l’État russe. C’est sans doute la raison pour laquelle les médias occidentaux n’en ont livré que des bribes ou des résumés tendancieux alors même que le reste du monde l’écoutait bouche bée.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

