Antipresse

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depuis le 6 décembre 2015.

Manifeste

L’Antipresse est une lettre d’information lancée le 6 décembre 2015 par Slobodan Despot et Jean-François Fournier. Depuis lors, elle paraît chaque dimanche matin à sept heures, sans interruption. Depuis sa 111e semaine, elle s’est adjoint un magazine PDF de 16 pages, le Drone de l’Antipresse.

L’Antipresse est née de notre sentiment d’étouffement et de désarroi face à l’appauvrissement constant de l’information des médias de grand public, au relâchement de leur langue et de leur style, à leur incohérence intellectuelle, à leur parti pris devenu structurel, à leur éloignement préoccupant de la réalité vécue par la plupart des gens.

L’Antipresse n’est pas contre la presse, mais en face ou devant, comme une antichambre. Sa mission n’est pas de réfuter les lieux communs médiatiques, mais d’élargir les perspectives sur les choses qui nous concernent. L’Antipresse ne prétend pas réinformer, elle veut simplement informer, captiver, faire réfléchir et amuser ses lecteurs sans leur faire la leçon. Bref, faire de la bonne presse.

L’Antipresse s’intéresse à toute l’actualité, en particulier celle qu’on «couvre» peu dans le domaine francophone. L’Antipresse n’est ni de droite, ni de gauche, et encore moins du milieu. Le milieu médiatique, s’entend, qui se soucie moins de diffuser l’information que de la canaliser, moins de former l’opinion que de la censurer dans l’œuf. Son rôle dans l’Occident d’aujourd’hui est comparable à celui de la presse officielle en URSS.

Aux phrases toutes faites, nous opposons un langage vivant. Aux stéréotypes, une vision individuelle. À la communication de surface, une connaissance basée sur la meilleure carte mémoire jamais inventée: le livre. À la pensée unique, la variété des points de vue. À l’hypocrisie de rigueur, la franchise du ton et du regard. Au détachement cynique, un investissement total dans tout ce que nous écrivons.

Nous voulons « voir dans les choses plus que les choses », selon le mot de Victor Hugo. Car « la poésie n’est pas dans la forme des idées, mais dans les idées elles-mêmes. La poésie, c’est tout ce qu’il y a d’intime dans tout. »