La Yougoslavie était un pays condamné. Elle a fini sa trajectoire dans une grande explosion de créativité littéraire, cinématographique, picturale et musicale. Un des rois de ce déclin lucide et joyeux vient de mourir. Il avait su marier à la perfection la provocation et la gravité, l’outrance anarchique et la transe prophétique.
La décivilisation comme réalité
L’opinion mondiale a été choquée par le kidnapping d’un chef d’État en exercice moyennant une centaine de morts civiles et militaires. Pourtant ce n’est pas une nouveauté. Ce serait plutôt, à vrai dire, l’expression d’une routine.

