La réussite des «Trois lumières», réalisé en 1921, assura l’indépendance de Fritz Lang. Dans ce film muet à sketches, on retrouve les thèmes favoris du cinéaste: «obsession de la fatalité, goût des sociétés secrètes, des complots, voire des sciences occultes ou des pratiques hypnotiques (en tant que matériau, non comme objet de foi).»
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

