J’ai travaillé pendant neuf ans comme chroniqueur pour la Radio suisse romande. La radio que j’ai quittée en 2024 n’avait plus grand-chose à voir avec la radio qui m’avait engagé en 2015. A l’heure où les Suisses votent pour éventuellement baisser leur redevance, il m’a paru utile de proposer ici mon propre bilan, fondé sur l’expérience personnelle.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

