Le mouvement woke est plus important qu’il y paraît. Il est chevillé à notre époque, mais ne saurait se réduire à un effet de mode ni de posture intellectuelle momentanée. Dans son essai, le philosophe Jean-François Braunstein livre une analyse sans concession d’un mouvement qui s’apparente à un délire intellectuel.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

