A la veille des élections américaines, le journal *Le Temps* accepta de publier un dossier d’influence, sous le titre de *Day after Reading*, favorable au vote Obama, et en partie financé par l’ambassade des États-Unis à Berne (Voir Antipresse 53). Cela se passait cet automne sous la houlette de [Ludovic Balland](http://www.ludovic-balland.com/en/cv/0/cv.html), expert typographe-graphiste de talent, qui sillonna quasiment tous les États-Unis au volant de sa Dodge sombre.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

