Ce qui se passe ces jours-ci sur le terrain de la guerre en Ukraine ressemble à un film de guerre hollywoodien pour qui se fie aux médias occidentaux. Et vice-versa: pour qui prend ses repères ailleurs, le récit médiatique des événements se réduit à un conte absurde fait d’horreur et de décors trafiqués. L’écart entre ces deux perceptions illustre l’ampleur et la puissance de la vraie guerre dont nous, ici, sommes les cibles et les pions: la guerre cognitive.
«Le crime verbal, ce crime absolu»
Pourquoi s’opposer quand tout va bien? Or les Occidentaux, depuis trois générations, ont très bien vécu. Ils ont donc désappris cette élémentaire vertu civique: savoir dire non. Avec les nuages qui s’accumulent, ils risquent bien de devoir la réapprendre. Et très vite…

