L’avantage, quand on se plonge dans l’univers de Philip K. Dick, c’est qu’on y éprouve les sensations d’un «trip» sous hallucinogènes sans consommer autre chose que sa tisane du soir. Dick était gravement «chargé», schizophrène, instable et suicidaire. Il reste l’un des plus grands écrivains du XXe siècle et l’un des meilleurs prophètes de notre «avenir au présent» post-humain.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

