Les mots qu’on ne doit jamais prononcer… et ceux qu’il s’agit de diluer.
«Dans les ornières du ciel» de Rémi Mogenet
Le voyage n’est rien s’il ne s’accompagne des mots justes qui le décrivent. Voici un mode d’emploi de la téléportation littéraire.
Les mots qu’on ne doit jamais prononcer… et ceux qu’il s’agit de diluer.
Le voyage n’est rien s’il ne s’accompagne des mots justes qui le décrivent. Voici un mode d’emploi de la téléportation littéraire.
La guerre contre l’Iran est apocalyptique au sens premier du mot: c’est une révélation. Elle nous parle à la fois de la manière de dompter — ou contrarier — le destin et de la lutte méconnue de l’esprit contre la machine. Et elle met à nu un potentiel de sauvagerie que le XXe siècle lui-même, peut-être, n’a pas connu.
On doit le célèbre concept de «banalité du mal» à Hannah Arendt, en lien avec ses études sur le totalitarisme.
La Russie veut se doter de sa messagerie «nationale», appelée Max. La migration implique la désertion de l’application fétiche du monde est-européen. Les reproches faits à Telegram sont-ils fondés ou fallacieux? N’importe: la population n’entend pas s’en séparer. Un épisode instructif des guerres de la communication qui définissent notre époque.
La presse allemande a donc reconnu que la CIA était «au courant» du projet de sabotage du gazoduc par les Ukrainiens. On se rapproche de plus en plus, mais au compte-gouttes, de ce que Seymour Hersch avait révélé voici trois ans déjà.
Alors que le monde globalisé sous domination occidentale part en morceaux, il devient urgent de comprendre comment les «autres» voient le monde et nous voient, nous, Européens, qui avions plutôt l’habitude d’étudier et de juger les autres. Soundarajan Narendran a travaillé avec beaucoup de pays et promeut une coopération des nations sur la base de la culture. Il nous a adressé en exclusivité ce «monde vu depuis l’Inde».
Nul n’est prophète en son pays! Alors que le cas Jacques Baud devient un emblème des libertés persécutées en Europe, certains milieux suisses reprochent à leur officier de renseignement de «fragiliser» la position de son gouvernement par son travail d’enquête. Qui peut encore croire, même en Suisse, que les autorités ont toujours raison? Sauf que c’est ce qu’aucun organe de presse en Suisse ne se hasardera jamais à dire – encore moins ceux défendant ce qu’ils appellent «l’ordre» et la «tradition».
Pour Eric Werner, les romans de Tolstoï sont plus que de la littérature: des compagnons de vie, des enseignements philosophiques et des percées de conscience. En particulier, son portrait d’Anna Karénine.
Il m’est arrivé de penser que nous ne désirons pas le paradis, mais le plus souvent, je me demande si, au fond de notre cœur, nous avons jamais désiré autre chose.
La récente réunion de Davos aura connu un moment fort: le discours inattendu et dans tous les sens du mot assez extraordinaire du Premier ministre canadien Mark Carney, discours auquel Slobodan Despot a consacré sa chronique de la semaine dernière, mais sur lequel il n’est pas inutile de revenir.
Le plus grand joueur de tennis de l’histoire tente l’impossible en ce moment en Australie. Les mal-aimants retiennent leur souffle, eux qui ont fait longtemps du Serbe un «éternel mal-aimé». Aïe, encore un récit médiatique en train de dérailler…
Et si la «descente aux enfers» n’était rien d’autre qu’une exploration lucide et honnête de ce monde si proche et que nous connaissons si mal: notre propre être intérieur?