Du 4 au 8 août 1995, l’armée croate encadrée par des militaires américains a nettoyé la région rebelle de la Krajina, peuplée jusqu’alors d’une forte majorité serbe. Et l’opinion internationale n’en a pratiquement rien su.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

