Nils Melzer, professeur de droit, a été jusqu’en 2022 rapporteur spécial des Nations-Unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Il a aussi épinglé la défaite du journalisme en consacrant un livre au destin terrible de Julian Assange. Car il est invraisemblable que les médias, après avoir célébré le travail de WikiLeaks, continuent de recouvrir le martyre de son fondateur d’un voile de silence. Cette présentation de son livre est un cri du cœur.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

