
- Christian Aubret, 23.10.2021.

- Sabine Ferguson, 23.10.2021.

- Jacques Vabry, 23.10.2021.

- Brigitte V. 23.10.2021.




Le totalitarisme n’est pas un régime politique comme un autre; il est un système, c’est-à-dire une architecture propre qui s’articule à l’idéologie (un discours délirant dénué de relation avec la réalité).
Que faites-vous lorsque toutes vos vérités apprises s’écroulent, que vos «valeurs» s’avèrent imprimées sur du papier ménage et que vous ne savez plus comment penser ni comment réagir face à des crimes de guerre qui se déploient devant vos yeux en direct et en vidéo haute qualité? Plutôt que d’enfouir la tête dans l’oreiller, il est peut-être utile de repérer et dissiper les illusions qui vous — qui NOUS — ont amenés dans cet état de choc.
Avant-propos à «La voie des ancêtres et la voie des dieux» (vers 1943).
Les maladies psychiques ne sont pas seulement une conséquence de la robotisation et de la déshumanisation liée au développement de la société productiviste: elles sont aussi voulues *pour elles-mêmes*.
La décence élémentaire, ou «common decency», c’est cette formule d’Orwell qui décrit le seuil minimum de civilisation. C’est Antigone qui désobéit à Créon pour enterrer son frère, c’est la compassion, c’est l’homme ordinaire qui reconnaît à l’autre les mêmes droits qu’à soi-même. Mais où est donc passée la «common decency»? Telle fut ma réaction première, celle que j’ai eue immédiatement après avoir lu les réponses que le professeur Aleksandr Gaponenko a apportées aux questions qu’il a été possible de lui faire parvenir dans sa cellule de prison.
Vous élisez un gouvernement censé vous représenter. En réalité, vous ne faites que valider une mainmise d’autrui sur vous et votre destin. Et vous êtes priés non seulement de l’accepter, mais encore de le vouloir…
Pourquoi s’opposer quand tout va bien? Or les Occidentaux, depuis trois générations, ont très bien vécu. Ils ont donc désappris cette élémentaire vertu civique: savoir dire non. Avec les nuages qui s’accumulent, ils risquent bien de devoir la réapprendre. Et très vite…
Benoît Paré a travaillé pendant neuf ans pour l’OSCE, et dans la zone la plus critique du continent. Il y a été témoin d’événements qui ne laissaient pas sa conscience en paix. A son retour, il a publié un livre au titre simple et direct: *Ce que j’ai vu en Ukraine*. Ce qu’il y a vu, il a aussi été le seul, dans notre partie du monde, à l’exposer de manière précise et documentée. Depuis, il a publié la suite de son témoignage et quitté l’Europe.
Beaucoup de choses, aujourd’hui, sont à l’agonie. Mais dire qu’elles sont à l’agonie, c’est aussi dire qu’elles se survivent à elles-mêmes, alors même qu’elles pourraient être mortes.
La méthode du pouvoir américain est de plus en plus brutale et de plus en plus évidente. Elle est plus proche de la pensée de Pablo Escobar que de celle des Pères fondateurs. Cela n’exclut pas pour autant des nuances.
La presse allemande a donc reconnu que la CIA était «au courant» du projet de sabotage du gazoduc par les Ukrainiens. On se rapproche de plus en plus, mais au compte-gouttes, de ce que Seymour Hersch avait révélé voici trois ans déjà.
Alors que le monde globalisé sous domination occidentale part en morceaux, il devient urgent de comprendre comment les «autres» voient le monde et nous voient, nous, Européens, qui avions plutôt l’habitude d’étudier et de juger les autres. Soundarajan Narendran a travaillé avec beaucoup de pays et promeut une coopération des nations sur la base de la culture. Il nous a adressé en exclusivité ce «monde vu depuis l’Inde».