Le corps et l’esprit de l’homme moderne, comme ceux de la France, se meurent de lassitude et d’un manque crucial de désir. Chez Sansonnens, influencé par Houellebecq et Rousseau, la société marchande détruit tout lien affectif, familial et collectif.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

