Je suis né à cheval sur la faille des civilisations en Europe. Entre langues et slaves, entre Rome et Byzance, ma vie n’aura été qu’une oscillation — ou une passerelle. Une visite guidée de ces territoires complémentaires et aujourd’hui confrontés m’a paru aussi révélatrice de nos malentendus tragiques qu’un long cours de géopolitique…
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

