Loi Covid-19 — Loi CO2 — Loi «antiterroriste» : trois grands sujets qui méritent un réel débat populaire.
KERTÉSZ, Imre
On peut avoir reçu le prix Nobel, le proverbe n’en reste pas moins vrai: nul n’est prophète en son pays.

Loi Covid-19 — Loi CO2 — Loi «antiterroriste» : trois grands sujets qui méritent un réel débat populaire.
On peut avoir reçu le prix Nobel, le proverbe n’en reste pas moins vrai: nul n’est prophète en son pays.
Et si la quête — en soi illusoire — de la «vérité toute nue» était l’une des causes premières de notre tristesse et de notre démobilisation? Entre la dictature du matérialisme et celle de l’idéalisme religieux, un merveilleux écrivain a tracé une troisième voie: celle de la joie.
Où le gros autocrate de Budapest fait ses valises sans tapage et sans vindicte cependant que son peuple entame une nouvelle ère remplie de promesses tonitruantes et de réalités piégées.
Au-delà des opinions, nous avons affaire à des caractères — nous l’oublions trop souvent. Et ces caractères, à leur tour, nous livrent le secret de la véritable division entre les hommes, qui n’est ni politique ni idéologique.
Le fait même, pour le chef d’une armée, d’«ouvrir le débat» sur la sécurité de son pays montre que quelque chose cloche dans le dispositif. Les dirigeants du pays auront-ils le courage de pousser l’examen jusqu’au bout?
On les avait presque oubliés, ceux-là! Quatre Américains sont allés scruter la Lune avant de retomber sains et saufs dans l’océan. Personne ne sait s’il faut célébrer cela comme un grand pas pour l’humanité ou sobrement noter le succès d’un vol de routine relativement peu ambitieux. Et c’est là que réside le malaise.
Avant-propos à «La voie des ancêtres et la voie des dieux» (vers 1943).
Les maladies psychiques ne sont pas seulement une conséquence de la robotisation et de la déshumanisation liée au développement de la société productiviste: elles sont aussi voulues *pour elles-mêmes*.
La décence élémentaire, ou «common decency», c’est cette formule d’Orwell qui décrit le seuil minimum de civilisation. C’est Antigone qui désobéit à Créon pour enterrer son frère, c’est la compassion, c’est l’homme ordinaire qui reconnaît à l’autre les mêmes droits qu’à soi-même. Mais où est donc passée la «common decency»? Telle fut ma réaction première, celle que j’ai eue immédiatement après avoir lu les réponses que le professeur Aleksandr Gaponenko a apportées aux questions qu’il a été possible de lui faire parvenir dans sa cellule de prison.
Vous élisez un gouvernement censé vous représenter. En réalité, vous ne faites que valider une mainmise d’autrui sur vous et votre destin. Et vous êtes priés non seulement de l’accepter, mais encore de le vouloir…
Pourquoi s’opposer quand tout va bien? Or les Occidentaux, depuis trois générations, ont très bien vécu. Ils ont donc désappris cette élémentaire vertu civique: savoir dire non. Avec les nuages qui s’accumulent, ils risquent bien de devoir la réapprendre. Et très vite…
Benoît Paré a travaillé pendant neuf ans pour l’OSCE, et dans la zone la plus critique du continent. Il y a été témoin d’événements qui ne laissaient pas sa conscience en paix. A son retour, il a publié un livre au titre simple et direct: *Ce que j’ai vu en Ukraine*. Ce qu’il y a vu, il a aussi été le seul, dans notre partie du monde, à l’exposer de manière précise et documentée. Depuis, il a publié la suite de son témoignage et quitté l’Europe.