On parle beaucoup de l’amour charnel, filial, paternel — et même quelquefois de l’amitié. Mais on s’intéresse peu à cette forme d’amour fortuit qui est peut-être la plus noble sous ses apparences triviales: l’amour des voisins et des petites communautés.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

