Le passage de l’année est traditionnellement l’heure des bilans et des pronostics. Nous avons bien des sujets à traiter, entre l’Alcatraz numérique qu’on nous prépare, la bataille des cryptomonnaies, les enjeux de la guerre en Ukraine et des foyers de conflits partout autour, du Kosovo au Kazakhstan en passant par l’Arménie, la course à l’apocalypse de l’empire américain… Mais c’est notre petite Europe, celle où nous vivons, qui m’a fasciné par son involution assez burlesque vers le contraire exact des valeurs dont elle se réclame.
La sauvagerie civilisée ou la guerre de 70
Flaubert avait déjà tout dit. Notre époque était déjà en germe dans la sienne. Et donc la sienne était déjà plus ou moins la nôtre. Encore faut-il savoir lire dans son époque, interpréter les signes des temps.

