Le passage de l’année est traditionnellement l’heure des bilans et des pronostics. Nous avons bien des sujets à traiter, entre l’Alcatraz numérique qu’on nous prépare, la bataille des cryptomonnaies, les enjeux de la guerre en Ukraine et des foyers de conflits partout autour, du Kosovo au Kazakhstan en passant par l’Arménie, la course à l’apocalypse de l’empire américain… Mais c’est notre petite Europe, celle où nous vivons, qui m’a fasciné par son involution assez burlesque vers le contraire exact des valeurs dont elle se réclame.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

