Ce soir, sans doute plus tard dans la nuit que d’habitude, les Français connaîtront leurs deux candidats du second tour. Le stress (de «détresse», c’est-à-dire proprement l’affliction par sentiment de rétrécissement, d’étroitesse), aura été et restera le marqueur de cette élection.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

