Je dispose de deux automobiles pour me déplacer. L’une est un cabriolet suédois (la Vénérable), l’autre un SUV allemand (la Précieuse), et vingt-cinq ans les séparent. Passer de l’une à l’autre me permet de mesurer le gouffre technologique que nous avons creusé sous nos pieds sans nécessité aucune. Toutes deux sont de la classe moyenne supérieure, toutes deux noires. Chacune, en son temps, a prétendu offrir le meilleur de la technique. Chacune est à même de m’amener d’un point A à un point B dans un confort suffisant et avec de sérieux excès de vitesse pour une consommation comparable. La Vénérable, datant du début des années 1990, demande un peu plus de soin, ne serait-ce que parce que la marque a disparu et que les pièces se raréfient. Ses composantes, en particulier les plastiques, accusent les blessures de l’âge, mais la bête est robuste. La capote fuit un peu à […]
La Chaîne du Malheur compte sur vous!
Au temps de leur tradition humanitaire, les Suisses contribuaient généreusement à la Chaîne du Bonheur. Depuis, le vent a changé et l’on préfère désormais alimenter la discorde. Nous lançons donc l’idée de la Chaîne du malheur, organisation vindicative suisse pour l’aide aux conflits. Et, comme auparavant, la télévision de service public y contribue avec ses inénarrables animateurs.