Un fait nouveau a donc dû se produire, mais personne ne sait au juste lequel. Peut-être aussi ne s’est-il rien passé du tout. Allons même plus loin encore. Personne n’a jamais pensé un seul instant qu’il s’était passé quelque chose. Simplement, à un moment donné, tout le monde a compris que le Crédit Suisse était condamné…
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

