« Il nous dit que notre époque s’exprime par ses fêtes. Si Muray critique le festif, nous sommes d’accord, ce n’est pas parce qu’il n’aime pas les fêtes. Ce n’est pas un raseur. Il lutte simplement contre un comportement imposé, il montre que le «festif» abrite une sorte de système totalitaire. Non pas parce que ce n’est pas bien que les gens s’éclatent mais parce qu’il éteint toute individualité, il éteint toute analyse négatuve du réel, il éteint toute problématique de souffrance. Il évacue le tragique de l’existence, empêchant ainsi toute littérature. » Fabrice Luchini, Comédie française (éd. Flammarion). Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

