Au moment où vous lirez cet article, des manœuvres militaires de l’OTAN d’une ampleur inégalée depuis la guerre froide seront en cours aux frontières scandinaves et baltiques de la Russie. La chose n’est évoquée que de manière superficielle par les médias de grand chemin. Nous avons demandé à notre ami et contributeur périodique Arnaud Dotézac de nous éclairer sur les enjeux de cette «simulation» qui n’est pas sans rappeler l’an 1983, où le monde fut au bord de l’apocalypse nucléaire.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

