Enfumages
Sur l’effondrement qui vient (3)
Quand on évoque «l’effondrement qui vient», on se dit d’abord: cela va être le chaos, la fin de la civilisation. C’est l’idée qui surgit spontanément. Certains, il est vrai, voient le chaos plutôt d’un bon œil. On va enfin pouvoir s’affranchir de certaines contraintes, faire tout ce qu’il nous plaît. Ou encore, pourquoi pas, se réimmerger dans le Grand Tout. Quel bonheur!
Sur l’effondrement qui vient (2)
Évoquer, comme nous l’avons fait il y a quinze jours, l’effondrement qui vient débouche inévitablement sur cette question: comment survivre à l’effondrement, si effectivement il devait survenir? Et au-delà s’y adapter? A quoi ressembleraient les sociétés post-effondrement (si tant est qu’on puisse encore parler de société: car peut-être n’y aura-t-il même plus alors de société, c’est aussi une possibilité. En quel cas, il faudrait dire que l’effondrement qui vient serait synonyme de chaos. Et donc la question serait: à quoi ressemblerait le chaos, comment se le représenter)?
Sur l’effondrement qui vient (1)
La crise climatique inquiète, et à juste titre. Car elle est bien réelle. On ne peut plus aujourd’hui dire, comme l’ont longtemps fait (et continuent d’ailleurs encore à le faire) certains (ceux qu’on appelle les «climatosceptiques»), qu’elle n’existe pas. Oui bien sûr qu’elle existe. En sous-estimer la gravité est même d’une particulière stupidité.
lire plusLe libéralisme comme réalité (2)
Dans son livre sur le libéralisme, Alain de Benoist décrit les impasses auxquelles se heurte aujourd’hui ce système, en particulier dans le domaine économique.
Le libéralisme comme réalité (1)
Du dernier livre d’Alain de Benoist, «Contre le libéralisme», on ne dira assurément pas qu’il est inactuel. La crise qui se développe un peu partout aujourd’hui en Europe n’épargne, en effet, pas les idéologies, en particulier l’idéologie libérale, qui est aujourd’hui l’idéologie dominante (Alain de Benoist dit: l’idéologie de la classe dominante).
lire plusDits, non-dits, interdits : à propos du Grand Débat
Dans la *Chartreuse de Parme,* Stendhal écrit : « La politique dans une œuvre littéraire, c’est un coup de pistolet au milieu d’un concert, quelque chose de grossier et auquel pourtant il n’est pas possible de refuser son attention ». Mais que se passe-t-il quand, par une sorte de mise en abîme, la politique *elle-même* se voit érigée en concert ?
Violences policières : la revanche des faibles
De plus en plus on se rend compte que les gouvernants européens ont tendance à traiter leurs propres populations comme autrefois les anciennes métropoles coloniales, à ce qui se dit aujourd’hui, traitaient les peuples colonisés. Ce retournement endocolonial vient de trouver son illustration dans les récents débordements policiers en France, qui ont surpris tout le monde par leur ampleur. Mais peut-être ne faut-il y voir qu’une élucubration complotiste.
lire plusBouleversements climatiques, retour à la réalité
Quand on évoque les bouleversements climatiques à venir, on les associe volontiers à la fin des temps, ou encore à la fin de l’espèce humaine. C’est très exagéré.
Les gilets jaunes et l’immigration : un débat dans le débat
Dans son discours du 10 décembre dernier consacré aux gilets jaunes, le président Macron a glissé une petite phrase sur l’immigration : « Je veux aussi que nous mettions d’accord la Nation elle-même sur ce qu’est son identité profonde, et que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter ». Cette phrase s’est perdue dans le reste du discours, mais elle n’en retient pas moins l’attention.