
Éric Werner
Rédacteur
Docteur en philosophie, professeur de philosophie politique, disciple de Montaigne et aussi un peu de Machiavel, penseur âcre et insoumis, Eric Werner a marqué les esprits du XXe siècle finissant avec son essai prophétique sur L’Avant-guerre civile. Depuis, il poursuit sa réflexion fine et désabusée sur le totalitarisme insidieux de la modernité, tant au travers de ses livres, de son blog, que (depuis la 43e semaine) de ses Enfumages de l’Antipresse, dont la vocation est bien entendu de nous désenfumer l’esprit.
« L’État fait croire à sa population que lui-même et sa police se consacrent jour et nuit à la lutte contre le terrorisme, une lutte résolue et sans merci. Il n’en est évidemment rien. Ils ont bien d’autres soucis en tête. La population serait surprise de savoir lesquels. C’est ce que disent certains, mais je ne les suivrai évidemment pas sur ce terrain. Pas plus que je ne les suivrai quand ils disent que la lutte contre le terrorisme ne serait qu’un outil de communication, un de plus (mais non des moindres). Ce ne sont pas des choses à dire. » (Antipresse n° 90, 20.08.2017)
La Catalogne comme recours
L’affaire catalane est plus que simplement anecdotique. Elle dit ce qu’est aujourd’hui l’Europe, à quoi, de plus en plus, elle ressemble. Elle jette également une lumière crue sur les nouvelles lignes de fracture qui traversent aujourd’hui le continent. Car elles sont nouvelles.
Le pari multiculturaliste
Pour prévenir le chaos inévitablement liée à l’imposition contrainte et forcée du multiculturalisme, il n’y a pas d’autre moyen que le recours à l’Etat total.
La fin de la prescription
45 ans après les faits, en tout cas ceux qu’elle allègue, une femme vient de déposer plainte contre le cinéaste Roman Polanski: une plainte pour viol. Elle l’a fait en Suisse, mais c’est le *New York Times* qui a publié l’information. Les juges suisses ont dit qu’ils allaient ouvrir une enquête.
Éloge de Cassandre
Ou trois bonnes raisons de parler dans le vide, envers et contre tout!
Du harcèlement et de l’usage qu’on en fait
On peut ne pas aimer certaines choses, et en même temps ne pas trop aimer la manière dont, de plus en plus, s’y prend l’État non pas pour les empêcher — il n’empêche rien —, mais pour en profiter. En profiter pour créer de nouvelles pénalités et ainsi judiciariser un peu plus encore la vie sociale (comme si elle ne l’était pas déjà assez).
La règle et l’exception
Que s’est-il passé dans l’île de Saint-Martin, et qu’est-ce que cela nous enseigne sur les conditions de notre propre survie à venir?
Résilience
Pourquoi nous exhorte-t-on désormais à «apprendre à vivre avec» le terrorisme, l’insécurité et autres fléaux, plutôt que de les combattre comme on l’a toujours fait?
Tout ce que le terrorisme n’est pas
Dire ce qu’on croit être le terrorisme est approximatif et dangereux. Si l’on essayait d’abord de dire ce qu’il n’est pas?
Que faire ou ne pas faire?
Quand une ancienne démocratie en vient à ressembler de plus en plus à une dictature (en fait, à en devenir une authentique, même si ce n’est pas encore officiel), forcément une question se pose: quelle forme peut encore prendre l’opposition? Que faire ou ne pas faire?
Limogeage
La police est au strict service de l’Etat, mais l’armée, elle, est au service de la nation. Le pouvoir peut-il faire confiance à celle-ci comme il se fie à celle-là? Ce dilemme est peut-être à l’arrière-plan de l’éviction du général Pierre de Villiers.
Lénine, Macron et les révolutions orange
Quelle continuité pourrait-il y avoir entre les révolutionnaires bolcheviks de 1917 et le très BCBG jeune président Macron?
A contre-pied
L’Angleterre et les Etats-Unis ont longtemps été les deux locomotives de la mondialisation. Et voilà que ces deux locomotives ne jouent plus aujourd’hui tellement leur rôle.