Fidèle au poste, Slobodan Despot intervenait dimanche dernier aux «Beaux parleurs», émission de grande écoute de la Radio Suisse romande. Il y interpella notamment, sous l’angle moral, le journaliste alémanique et invité du jour, Philippe Reichen, sur la publication, dans son dernier livre, de fuites judiciaires, couvertes par le secret de l’instruction. En Suisse, les sources journalistiques étant plutôt bien protégées, Reichen ne prit aucun risque à répondre tout de go que: «si ça permet de clarifier les choses, j’trouve plutôt bien». «Clarifier», un mot qui sonne comme un «clairon». Se souvient-il que clarus désignait à l’origine le tonnerre, le bruit retentissant ou encore la convocation solennelle (calo), dans la lignée indo-européenne de *Kel (bruit produit par un coup, appel). A-t-il idée que la clarigatio désignait en son temps la «réclamation» de son dû à l’ennemi, sous peine de représailles? Il y a quelque chose de dur et sonore, au […]
Comment nous devenons des objets
La tragédie de Crans-Montana est plus qu’un fait divers, c’est un fait de société. Mais ce fait de société lui-même est le symptôme d’une dérive bien plus large. Elle nous invite tous à réfléchir sur nous-mêmes.

