«Le Journaliste nous aide à lire le réel. Il nous dit qui est bon et qui ne l’est pas. Il ne désignera jamais comme “un polémiste” quelqu’un avec qui il est en accord. Un polémiste, c’est, pour le Journaliste, quelqu’un qui aime la provocation, qui pratique le «dérapage volontaire». C’est une personne qui permet d’atteindre de bons chiffres d’audience mais dont les positions sont indéfendables. Si elle est connue pour être “proche de” tel cercle/mouvement politique/individu mal vu (sans que cette proximité fasse nécessairement l’objet d’une démonstration rigoureuse bien souvent), on dira de cette pèersonne qu’elle est “sulfureuse”.» — Ingrid Riocreux, La Langue des médias, p. 132. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

