Il en va des «grives» comme au «Griveaux»: les «griveleux» les braconnent et les «grivoises» les piègent. Il était prévenu, pourtant, l’oiseau des campagnes électorales, le «chevalier grivelé» de l’Élysée. Mais rien n’y fit. L’avidité bien connue des grives à piller les vignes (qui nous a donné le délit de «grivèlerie»), aura marqué le Griveaux jusqu’au ramage. Le voilà dénudé, sans plumage ni fromage. Reste à savoir par quel renard il «jura mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus». Article de Arnaud Dotézac paru dans la rubrique «Sur ces mots» de l’Antipresse n° 220 du 16/02/2020. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Les guerres américaines, rempart contre le courroux divin?
«Si l’Amérique lâche Israël, Dieu anéantira l’Amérique». La phrase n’est pas tirée d’un sermon apocalyptique. Elle a été prononcée en août 2025 par le sénateur Lindsey Graham devant le Parti républicain de Caroline du Sud. On la trouverait extravagante si elle n’exprimait pas une conviction répandue parmi les élus américains et, surtout, parmi les électeurs qui les portent au pouvoir. Pour saisir ce qui se joue au Moyen-Orient, et qui échappe presque entièrement à l’Europe, il faut s’aventurer sur un terrain que les Européens ont déserté depuis longtemps: celui de la théologie.

