«Il y a chez l’Hindou une propension à se dépouiller qui lui est aussi naturelle que de s’asseoir. Tout le monde, à de certains moments décisifs, se réveille pour lutter ou conquérir. L’Hindou se réveille pour lâcher tout. Le temps de dire «ouf»: le roi quitte son trône, le riche se dépouille de ses habits, abandonne son palais, le fondé de pouvoirs de la Chartered Bank of India, sa position. Et non pas au profit de quelqu’un (c’est curieux, je ne trouve jamais l’Hindou bon, il ne s’occupe pas des autres, mais de son salut). Mais c’est comme si son vêtement ou l’appareil de sa richesse lui faisait mal à la peau…» — Henri Michaux, Un barbare en Asie, éd. Gallimard. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

