«Il y a chez l’Hindou une propension à se dépouiller qui lui est aussi naturelle que de s’asseoir. Tout le monde, à de certains moments décisifs, se réveille pour lutter ou conquérir. L’Hindou se réveille pour lâcher tout. Le temps de dire «ouf»: le roi quitte son trône, le riche se dépouille de ses habits, abandonne son palais, le fondé de pouvoirs de la Chartered Bank of India, sa position. Et non pas au profit de quelqu’un (c’est curieux, je ne trouve jamais l’Hindou bon, il ne s’occupe pas des autres, mais de son salut). Mais c’est comme si son vêtement ou l’appareil de sa richesse lui faisait mal à la peau…» — Henri Michaux, Un barbare en Asie, éd. Gallimard. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Comment nous devenons des objets
La tragédie de Crans-Montana est plus qu’un fait divers, c’est un fait de société. Mais ce fait de société lui-même est le symptôme d’une dérive bien plus large. Elle nous invite tous à réfléchir sur nous-mêmes.

