Depuis la nuit des temps, les puissances rêvent de l’arme absolue qui leur assurera la domination totale. L’atome aura joué ce rôle au cours du XXe siècle, assurant une certaine paix paradoxale grâce à l’équilibre de la terreur. Mais l’atome fait-il encore suffisamment peur? Ne devrions-nous pas nous inquiéter d’autres «innovations»? Nous avons posé la question à deux observateurs éveillés.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

