A peine repliés d’Afghanistan, les États-Unis remettent la pression sur les Balkans en annonçant une diplomatie plus dure et «lâchant les chiens» de la police kosovare contre les Serbes du Kosovo. Au même moment, les eurocrates élaborent des plans de réorganisation de la zone qui ne peuvent que réveiller des conflits péniblement apaisés. Le colonel Jacques Hogard, qui commanda les forces spéciales engagées en précurseurs sous commandement de l’OTAN au Kosovo en 1999, n’a jamais cessé de surveiller ce champ de mines du sud-est européen. Il nous livre un aperçu de la situation sur le front.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

