« Les hommes politiques sont évidemment une classe artificiellement privilégiée et protégée; plus privilégiée et plus protégée que n’importe quelle aristocratie du passé. Un aristocrate se voyait quelquefois raccourci d’une tête par le bourreau sur ordre de l’autorité publique. Un gentilhomme se faisait parfois transpercer le corps par un autre gentilhomme dans une affaire d’honneur privé. Du fait que notre politique ne se soucie ni d’honneur privé ni d’autorité publique, l’homme politique est probablement le premier gouvernant de l’histoire qui ne coure aucun risque du fait de gouverner. » — G. K. Chesterton, New Witness, 24 juin 1921. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

