Sommes-nous au seuil de l’«Ère des soulèvements»? Voici quelques semaines (Antipresse 295), Eric Werner a publié ses réflexions suscitées par la lecture du livre de Michel Maffesoli portant ce titre. La thèse paraît si paradoxale au vu de l’*aplaventrisme* actuel — autre expression d’E. W. — que nous avons demandé à l’éminent sociologue de nous clarifier et de nous résumer ses positions essentielles.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

