Il m’est souvent arrivé ici même d’évoquer l’œuvre d’Ernst Jünger, et en particulier son “Traité du rebelle”, paru en 1951. Le titre allemand du livre est “Der Waldgang”, autrement dit le “recours aux forêts“. Nous sommes en plein été, je peux donc m’autoriser à reparler du recours aux forêts.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

