Quatre ans après l’entrée en dystopie sanitaire, les analyses et réfutations scientifiques, médicales, politiques ou sociales de la dictature covidienne se succèdent et s’accumulent, dessinant les contours de ce qui fut peut-être la plus vaste escroquerie de l’histoire humaine. Mais on a moins réfléchi aux leçons psychologiques et philosophiques de cette crise. Dans le silence et la réclusion, un jeune philosophe français s’y est attelé. Alexis Haupt, en général, ne donne pas d’interviews et n’apparaît guère dans les médias. Ariane Bilheran est allée à sa rencontre.
Hiroshima
C’est aujourd’hui une cité propre et ensoleillée. Hiroshima l’était aussi le 6 août 1945 jusqu’à 8 heures et 15 minutes. Dès cet instant, elle est devenue un abîme de nuit aveuglante qui incarne le XXe siècle. Peut-on voir le Japon en s’épargnant cette visite au cœur du mal moderne?

