Quatre ans après l’entrée en dystopie sanitaire, les analyses et réfutations scientifiques, médicales, politiques ou sociales de la dictature covidienne se succèdent et s’accumulent, dessinant les contours de ce qui fut peut-être la plus vaste escroquerie de l’histoire humaine. Mais on a moins réfléchi aux leçons psychologiques et philosophiques de cette crise. Dans le silence et la réclusion, un jeune philosophe français s’y est attelé. Alexis Haupt, en général, ne donne pas d’interviews et n’apparaît guère dans les médias. Ariane Bilheran est allée à sa rencontre.
Réveil en terre inconnue
L’Europe de demain ne ressemblera plus en rien à celle d’il y a un siècle. Elle ne ressemblera même pas à celle de notre enfance. Le mouvement est irréversible. Certains l’ont vu très tôt, et ont payé cher leur clairvoyance. La plupart ont dormi pendant la plus grande partie du voyage. Ils ne reconnaissent pas la gare où ils viennent de se réveiller. Leur détresse est grande.

