Le paysage politique s’est beaucoup transformé ces dernières décennies. Dérives coercitives, atteintes aux libertés personnelles, durcissement des lois dans tous les domaines, montée en puissance des «Spin doctors» et des officines de désinformation au sein de l’État, extension du domaine de la censure, etc.: à ce plan-là comme à d’autre, l’ancien monde s’efface inexorablement, on est en train d’en découvrir un nouveau. Mais petit à petit. La transition est loin encore d’être achevée.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

