L’Antipresse touche à ses cinq ans. Cette semaine, je me lâche. Je vais à la rencontre de l’humain. Nous avons beaucoup parlé des systèmes, des idées, de la science et de l’idéologie — et nous oublions que quoi qu’il arrive, nous avons seulement affaire à des gens.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

