Assez souvent, en Suisse, les réseaux téléphoniques tombent en panne. Parfois même, comme il y a une quinzaine de jours, les numéros d’urgence (ambulances, pompiers, etc.) ne sont plus utilisables. On est alors coupé du monde.
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

