«Ce n’est que dans ses phrases éparses et contradictoires que l’homme parvient à se rassembler, à devenir entier sans perdre l’essentiel, à se répéter, à se respirer, à expérimenter ses gestes, à fonder son accent, à essayer ses masques, à craindre ses vérités, à découvrir des vérités dans les fumées de ses mensonges, à se fâcher à mort et à disparaître rajeuni.» — Elias Canetti, Le livre contre la mort, éd. Albin Michel. Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

