Depuis deux mois, le minuscule Monténégro est le théâtre des plus importantes mobilisations populaires en Europe. Nos grands médias n’ont pas jugé utile de s’y intéresser. Réfléchir au motif de cette insurrection risquerait-il de court-circuiter leur logiciel d’écriture automatique?
Une déflagration nucléaire peut-elle vaincre l’hébétude européenne?
Le président américain a promis la mort d’une civilisation entière. La menace nucléaire, à peine voilée, n’a pas été mise à exécution. L’Europe, elle, n’a pas bronché. Mais ses dirigeants, découvrant qu’ils figurent au menu de l’ogre et non parmi ses convives, se fabriquent en hâte une vertu de circonstance. Cette décence d’emprunt pourrait-elle, par une ruse de la Providence, devenir le point de départ de quelque chose de plus authentique?

