«Sans le recul, point d’objectivité, mais tous les faibles vous diront que reculer c’est déserter, que définir c’est les trahir et que planer au-dessus du néant c’est manquer à son devoir d’homme, l’homme n’étant plus éternel — selon les faibles — mais actuel et comme jeté dans le monde, un avec tous les misérables (et d’autant plus qu’il nous le semble moins). La servitude a trouvé de nouveaux apologistes, cela nous promet un bel avenir et l’on a sujet de trembler pour nos petits-neveux écrasés sous une montagne de sophismes que les contemporains entassent.» — Albert Caraco, Le tombeau de l’histoire Observe. Analyse. Intervient.L’Antipresse ne dort jamais. Restons en contact! J’y vais! Merci! Nous vous envoyons de ce pas un message de confirmation!
Les limites du légitimisme
Nul n’est prophète en son pays! Alors que le cas Jacques Baud devient un emblème des libertés persécutées en Europe, certains milieux suisses reprochent à leur officier de renseignement de «fragiliser» la position de son gouvernement par son travail d’enquête. Qui peut encore croire, même en Suisse, que les autorités ont toujours raison? Sauf que c’est ce qu’aucun organe de presse en Suisse ne se hasardera jamais à dire – encore moins ceux défendant ce qu’ils appellent «l’ordre» et la «tradition».

